Baby blues, dépression post natale

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Baby blues, dépression post natale

Future maman, on se prépare de la meilleure des façons à la naissance de bébé. Pensez aussi à lutter contre le baby blues, on ne sait jamais ce que réservent les jours qui suivent l’accouchement. Le baby blues est une dépression qui se manifeste par plusieurs signes après la naissance de bébé. Il est nécessaire de prendre vos dispositions pour lutter contre ce mal qui se traite bien. Voici ce qu’en dit notre psychologue:

1-Quelques chiffres sur le baby blues

On veut tout de suite dire : « Secoue-toi un peu ! » à quelqu’un qui semble toujours irritable ou apathique. Ces états de tristesse et d’irritabilité très mal vécus par les personnes touchées peuvent être dus à une dépression. Parlant de dépression, il faut savoir que les femmes sont plus touchées que les hommes. D’ailleurs, selon les statistiques, une vraie dépression touche 10 à 15% des femmes après l’accouchement. Il s’agit du baby blues qui peut survenir entre le 3e et le 10e jour après la naissance de bébé. D’après les spécialistes, de 50 à 80% des jeunes mamans sont concernées par cette dépression dont plusieurs ont honte d’en parler.

De la tristesse, de l’irritabilité, de l’anxiété, des crises de larmes… Voilà les symptômes dont souffre la maman dans les 3 à 10 jours après la naissance de son bébé. A ces signes peuvent s’ajouter une grande fatigue et difficultés à trouver le sommeil. Sans oublier le manque d’appétit. Vous remarquerez dans cette période difficile que la jeune maman devient hypersensible aux remarques de ses proches et de son entourage. En outre, elle va manifester des sentiments de culpabilité. Elle osera même dire qu’elle est une mauvaise mère.

En ce qui concerne les causes du baby blues, les psychiatres incriminent une baisse des hormones ou une fatigue après les premières nuits qui suivent l’accouchement. D’autres facteurs peuvent entraîner une dépression post natale en fonction de la situation de chaque femme. Heureusement, le baby blues est un mal qui peut être soigné. Mais, il n’existe pas un traitement particulier. Il faut oser en parler dès l’apparition des premiers signes afin de recevoir une aide appropriée. La consultation est primordiale lorsque la dépression perdure plus de 10 jours.

 

2-Baby blues : relation mère-enfant

jeune maman baby bluesEntre le troisième et le dixième jour suivant l’accouchement, la joyeuse humeur de la mère peut se transformer en des sentiments contradictoires à envers son enfant. Alors, maman croit qu’elle n’est pas une bonne nourrice. Toutefois, ce trouble favorisé par le baby blues disparaît de façon spontanée. Chez certaines mères, on en parlera plus en quelques heures. Par contre, chez d’autres, il faut attendre quelques jours pour que ces sentiments disparaissent. Ils ne semblent pas affecter la relation entre la mère et son enfant.

Mais, d’un autre côté, lorsque la « vraie » dépression s’installe, elle peut avoir des effets négatifs sur le bébé. En effet, c’est entre le 2e et le 12e mois après l’accouchement que la dépression se manifeste réellement. Dans ces conditions, il est difficile à la mère d’établir un lien normal avec son bébé. En fait, il se produit chez elle une absence de plaisir et d’intérêt pour son bambin. Plus de petits gestes tendres couvrant le bébé. Or, priver un nouveau-né de tendresse peut avoir des conséquences plus ou moins graves sur son développement psychique.

 

 3-Où trouver de l’aide ?

Avec la confiance et le soutien de votre entourage, vous pouvez retrouver très rapidement un état normal. Cependant, il faut être capable de surmonter sa culpabilité et oser en parler à quelqu’un. N’hésitez donc pas à rejoindre la bonne personne pour recevoir de l’aide. Notamment, si vous souffrez d’une dépression post natale, plus de 10 jours. Qui consulter dans ces circonstances ?

 

Consultation de psychiatrie périnatale

Assurément, en cas de problème, on peut demander de l’aide et des conseils chez un psychiatre. Lors de votre rendez-vous, selon votre situation, le spécialiste saura vous donner les moyens pour le retour à une vie normale. Il pourra se limiter à un simple soutien psychologique. Dans le cas contraire, le spécialiste vous prescrira des antidépresseurs. Ces médicaments peuvent être envisagés même si vous allaitez votre enfant au sein. Le thérapeute prescrira un médicament n’ayant aucune incidence sur la santé du bébé.

 

Les médicaments antidépressifs

Les médecins ont souvent besoin des médicaments antidépressifs dans le traitement de la dépression. Ces médicaments sont soigneusement sélectionnés en fonction de dépression à traiter et de l’individu atteint. Les médicaments utilisés ont pour rôle de neutraliser la réduction des amines de transmission dans le système nerveux.

 

Des lieux d’accueil

On rencontre des lieux d’accueils destinés aux mères et à leurs bébés. Dans ces centres d’accueil, des pédopsychiatres et des psychologues combinent leurs efforts pour venir en aide aux mères en difficultés. Ce sont des endroits où vous pouvez vous rendre pour être écoutée. Ces centres vous aideront à materner comme il se doit votre nouveau-né.

 

Sites Internet et numéro vert

Il existe aussi des sites Internet non médical de soutien aux mères en difficulté. Vous pouvez consulter ces différents portails pour de plus amples informations. De plus, certaines structures adaptées mettent à la disposition des femmes un numéro vert anonyme et gratuit pour l’écoute et des conseils. Par ailleurs, des auteurs ont écrit des livres intéressants sur les aspects psychiques de la naissance et de la relation mère-enfant. Vous pouvez vous offrir un livre en déboursant quelques euros. Renseignez-vous !

 

Conclusion

Après la naissance de bébé et les suites de couches, maman souhaite retrouver la ligne tout en dorlotant et en prenant soin de son enfant. Mais, ces projets peuvent être freinés par un état dépressif associé à un manque d’appétit, des troubles du sommeil et un manque d’intérêt pour son bébé. C’est le baby blues ! Il faut très vite le chasser afin qu’il ne rende pas la vie de maman difficile. C’est nécessaire d’en parler avec ces proches. Il n’a pas de honte à avoir. Si ça dure, entourez-vous des conseils d’un spécialiste pour que tout rentre vite dans l’ordre.

Par | 2017-10-03T14:54:41+00:00 octobre 7th, 2017|Psychologie|